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July 06 Témoignage d'un détenu dans un camp de rétention"Dimanche 13 janvier 2008. (…) Quand on se repose, les policiers viennent fouiller les chambres. La nuit, ils sont dans le couloir. Si on doit aller aux toilettes, ils nous suivent et laissent la porte ouverte. (…) Jeudi 24 janvier 2008. Aujourd’hui, nous avons refusé de manger. Nous avons jeté la nourriture par terre dans le réfectoire. La police filme ceux qui se révoltent. Elle les (…) place dans l’autre bâtiment. Ils sont venus chercher deux personnes (dont) un Tunisien qui n’a pas mangé depuis plus de dix jours. Il a perdu neuf kilos. Ils ont expulsé un Algérien et demain, ils expulseront des Chinois. Le soir, ils inscrivent sur le tableau le nom, la destination, l’horaire de départ et l’aéroport des expulsés du lendemain. Il arrive que des gens soient expulsés sans que leur nom ne soit inscrit sur le tableau. C’est souvent le cas pour ceux qui foutent le bordel. (…) Samedi 26 janvier 2008. (…) Un premier feu a pris dans les toilettes. Ensuite, deux chambres ont brûlé. (…) Mardi 5 février. (…) Hier soir, les flics ont éteint la télé. Un jeune leur a demandé de la rallumer. La policière lui a répondu : "Va te faire enculer". (…) Dimanche 10 février 2008. Ce midi, nous avons refusé de manger. La date de péremption de la nourriture était atteinte. Nos proches ne peuvent pas nous apporter à manger dans le centre. Les policiers disent que c’est interdit. C’est écrit dans le règlement. Nous devons aussi acheter nos cigarettes dans le centre. On ne peut pas nous en apporter de l’extérieur. Il y a un distributeur de café, de sodas, (de) bricoles à grignoter. On en dépense, de l’argent, ici. Mardi 12 février 2008. (…) Entre trois heures trente et quatre heures (du matin), ils sont venus nous fouiller. Ils nous ont tous sortis. Certains n’ont pas eu le temps de s’habiller. On a attendu une demi-heure dans le froid. Pendant ce temps-là, ils ont fouillé les chambres. Puis, ils nous ont fouillés dix par dix. Quand nous sommes revenus dans les chambres, on a trouvé un Coran déchiré et piétiné, des chargeurs de portables détruits, les fils coupés. Des téléphones avaient disparu. (…) Mercredi 13 février 2008. Aujourd’hui, la police des polices (IGS) est venue au centre. On a témoigné contre les policiers qui ont tabassé les mecs et on a raconté l’épisode du Coran déchiré. On attend maintenant de voir comment ça se passe. (…) Vendredi 14 mars 2008. Un chien, on ne le traite pas comme ça. (…) Mercredi 9 avril 2008. (…) Beaucoup de flics ici sont des fils d’immigrés. Ils essaient de nous amadouer pour qu’on reste tranquilles. Quand ils viennent me parler en arabe, je leur réponds d’aller se faire foutre. (…) Pour refuser d’embarquer, un mec a eu une idée incroyable. Il s’est chié dessus. Il s’est tout étalé sur lui. Ils n’ont pas pu l’expulser. Ils l’ont ramené au centre. Le lendemain, ils sont venus le rechercher. Ils l’ont attaché avec du scotch et ils l’ont enroulé dans un film plastique. Ils l’ont pris et ils l’ont expulsé comme ça. S’ils m’expulsent, je ferai tout pour revenir. (…) Jeudi 15 mai 2008. (…) On est regroupés par communautés. Dans la chambre 2, ce sont les Indiens ; dans la chambre 3, les Chinois, qui sont les plus timides en général ; les Africains sont dans la 10, et les Arabes dans la 32. Le problème de division et d’enfermement dans les communautés est réel. Les flics poussent à cela. Ils sabotent les mouvements de solidarité. Souvent les flics qui parlent arabe vont parler aux Arabes en leur disant de ne pas nous écouter. Ils encouragent les bagarres. (…)" récupéré sur le blog de Sébastien Fontenelle, version non coupée disponible sur le site de Barricata: http://contre.propagande.org/pravda/modules/news/article.php?storyid=214 bla bla bla (Weeds)Andy: There's no recovery. There's just pain and more pain and wanting that pain to end. Silas: So let's just kill her? Andy: Let's help her find peace. Silas: By killing her. Andy: I wish you wouldn't make "killing her" sound so much like "killing her." Shane: Show some balls. Andy: That's the spirit! Silas: Yeah. Sure. Silas: Death is no big deal because life is just... blah blah blah. Andy: Look, Silas, life is just blah blah blah. You hope for blah. And sometimes you find it. But, mostly, it's blah and waiting for blah. And hoping you were right about the blahs you made. And then, just when you think you've got the whole blah damn thing figured out and you're surrounded by the ones you blah, death shows up. And blah blah blah. ----------------------------------- J'adore ce passage du dernier épisode de Weeds! |
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