Lomig's profileAvec le tempsPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
|
May 22 Tiens!Jean Bricmont a dit un truc intelligent, pour une fois: "Ce qui caractérise Sarkozy, c’est qu’il sort du cadre habituel des politiciens de la 5ème République, comme Le Pen si on veut, sauf qu’il est un Le Pen éligible. Aucun politicien « normal » n’a sa vulgarité (racaille, Karscher etc.), digne d’un Berlusconi. Aucun politicien « normal » ne fait à ce point allégeance aux États-Unis et à Israël. Aucun politicien « normal » ne parle de Jeanne d’Arc ou du christianisme comme il le fait. Aucun politicien « normal » n’a fondé à ce point sa carrière sur les médias, ainsi que sur l’exploitation des thèmes de la sécurité et du déclin. Il faut aussi comprendre que si tant de gens de droite le craignent et voudraient l’arrêter (de Chirac à Bayrou), c’est parce que, contrairement à beaucoup de gens de gauche, ils le connaissent personnellement, et qu’en termes d’ambition personnelle et de caractère, il est aussi hors norme. On peut très bien être de droite et hésiter à confier à Sarkozy le feu nucléaire. Ce qui caractérise aussi Sarkozy, et c’est ici que la lutte se joue au niveau des symboles, c’est qu’il est l’espoir de la réaction au niveau mondial. Les Français, vivant dans un pays capitaliste et « mondialisé », en réalité pas très différent des autres, ne comprennent pas toujours bien comment la France est perçue à l’étranger. Elle y est vue comme le seul pays européen important qui résiste à l’hégémonie culturelle et politique américaine, qui continue à considérer l’égalité comme un idéal, et qui est un bastion de la laïcité. Bien sûr, comme toutes les images, celle-ci est à la fois surfaite et basée sur des réalités historiques. Néanmoins, la victoire de Sarkozy sera vue comme la victoire de la France de la Restauration, de Versailles et de Vichy sur l’autre France, celle de la Révolution, de la Commune et de la Libération, que les bourgeoisies du monde entier détestent." Ce texte me fait penser que c'est fini. Maintenant, on a un homme anormal au pouvoir et nous avons sombré dans une idéologie passéiste de laquelle tous les autres pays tentent de sortir... Susan George a aussi écrit un truc intéressant, mais après la défaite, cette fois, sur le fait que nous votions contre nos intérêts. "Ainsi, en France, en l'an 2007, l'on peut faire voter les gens
contre leurs intérêts. Cela fait de longues années que ça marche
comme un charme aux Etats-Unis, mais je croyais les Français plus
aptes à la résistance. Inspirée par le non à la constitution en mai
2005, j'avais écrit (dans
Nous peuples d'Europe ) combien je me sentais fière
d'appartenir à un peuple aussi intelligent. Je ne regrette toujours
pas ma citoyenneté française au moins les gens ici votent, et
même massivement, alors que la moitié des Américains, croyant sans
doute ne rien pouvoir changer, restent chez eux. Mais tout de même,
quel changement en deux ans ! Est élu et bien élu quelqu'un qui a
dit ce qu'il fera et qui fera en effet ce qu'il a dit. Il fera de
beaux cadeaux aux entreprises transnationales du CAC 40, aux
grandes fortunes, et, dans une moindre mesure, aux classes moyennes
supérieures. Tant pis pour les autres.
Selon notre nouveau président, l'économie française se serait
enlisée, il lui faudrait devenir plus
«compétitive» ; elle doit ressembler davantage à l'économie
américaine, la plus néolibérale du monde. Au nom de la
«compétitivité», les citoyens français doivent renoncer aux
35 heures, aux allocations et protections de tout ordre, au
«Welfare State» ; bref, à tous les acquis depuis les années
1930. Et ils l'ont cru ! L'économiste américain Mark Weisbrot
explique qu'il n'y a aucune raison pour que les habitants d'un pays
quelconque, s'il est développé et jouit d'une productivité élevée,
réduisent leur niveau de vie ; il montre que le taux du chômage des
jeunes est à peu près le même aux USA et en France, que les
Américains ne sont nullement
«plus riches» que les Français." Il est vrai que beaucoup ont été berné, et si je comprends l'hésitation de mes parents, qui se trouve au milieu de la classe moyenne (heureusement, aucun des deux n'a voté Sarko...), il m'est impossible de comprendre un tel vote de la part des classes populaires et classes moyennes inférieures (sauf à penser qu'ils sont sacrément cons, ce qui est une hypothèse que j'aimerais refuser). Espérons leur réveil avant 2012... May 20 Manifs de droiteEh oui. Avant, seul le bas peuple se plaisait à scander des absurdités dans la rue. Maintenant ce sont les bourgeois, les patrons, les riches. Mais c'est pour de faux. Depuis des années que les slogans de bon sens ne font plus effet, ils sont retournés habilement pour provoquer la réaction inverse: l'absurdité. La première initiative civique de ce genre se tint en 2003, sous le gouvernement Raffarin. Alors que Sarkozy dirigeait déjà le gouvernement, les slogans les plus croustillants ont pu éclore en toute liberté, et cela, clamé haut et fort par des artistes de rue de droite très ressemblants: l'intonation de la voix, les vêtements, les petits chiens, tout y était. l'homme avec les cheveux mis-longs, coupe au bol, l'air coincé, le foulard en soie autour du cou, le pull avec col en V, et la femme avec son tailleur moche, son rouge à lèvres et ses boucles d'oreille énormes, avec la même coupe de cheveux... Parmi les plus belles phrases, je retiendrai: "TF1 sur toutes les chaînes", "CRS= Tendresse", "intermittent, fainéant", "pas d'allocs pour les dreadlocks", "Moins d'assedic, et plus de domestiques!", "on aime, on aime, les OGM", "Jésus reviens! avec Jean-Pierre Raffarin!", "instituteurs, profiteurs" sur une pancarte: "Le tiers-monde est une merde, écrasons lui la gueule". Tant de bonne humeur met en joie. Mettre du coeur à l'ouvrage, pour faire les phrases les plus percutantes qui soient est un talent rare. On peut donc féliciter nos faux amis de droite. Cette année, le 20 mai, ça a recommencé. Et bis repetita le 12 juin à Paris. Cette fois, la droite décomplexée reprend les vieux thèmes à succès de 2003 et en ajoute quelques-uns de grand cru: "Tous tout seul, tous tout seul, ouais, ouais", "Nous sommes fiers des violences policières", "Johnny reviens, johnny reviens parmi les tiens", "CAC40, ouais, ouais", "Solidarité, c'est dépassé"."Le droit du travail, c'est bon pour la racaille". "Les pauvres taisez-vous, l'Etat est avec nous", etc. sur une pancarte: "Lacrymos, même pas mal, envoyez le napalm". Mais pour ressentir toute l'ambiance, électrique de ces deux manifestations, rien de tel que des liens dailymotion: ici pour celle de 2007, et ici pour celle de 2003. May 11 Politique de l'identitéLe fait que le ministère de l'immigration et de l'identité nationale ait été accepté et légitimé traduit une réalité assez difficile à accepter pour les gens de gauche. Il y a renaissance, rééxtension du nationalisme, que nous supposons sous des formes différentes que celui que nous avons connu dna sla première moitié du XXe siècle. Tout d'abord, il faut remarquer que ce nationalisme s'approprie de nombreuses valeurs "occidentales" et non proprement françaises. Nous revendiquons, pour les opposer à l'ennemi intérieur ou qui tente de nous envahir, des valeurs, des textes qui sont "européens", bref, notre nationalisme s'européanise, se libéralise, et s'occidentalise. Mais le nationalisme, comme le prouve Sarkozy, ne fait pas que se construire SUR des valeurs, des territoires, des hommes, des traditions, des cultures, mais il se construit surtout CONTRE un grand nombre de valeurs, d'hommes, de traditions, de cultures. Notre identité ne veut plus dire qu'elle est un simple nous, pacifique, mais un Nous VS Eux belliqueux. Le fait de parler d'immigration pour l'accoler à l'identité nationale fait passer cette immigration pour un danger, premièrement, et ensuite pour des gens tellement autres, que les problèmes que nous connaissons aujourd'hui sont dus à ces différences. Ethnicisation des problèmes, donc. Enfin, dernier trait saillant de notre politique de l'identité, c'est sa manière de lutter contre l'ennemi. Puisque nos valeurs universelles sont finalement trop tolérantes, il faut changer le sens de celles-ci. Je ne prendrais qu'un seul exemple. La laïcité. La laïcité, c'est jusqu'en 2004, l'impartialité de l'Etat face aux questions religieuses, son non prosélytisme, et un engagement modéré pour soutenir les cultes, de manière équitable. Or, de nos jours, étant donnée la menace identitaire supposée, il a fallu travestir cette laïcité, pour lui donner le sens de l'intolérance des religions, particulièrement l'Islam, ce qui se traduit par une loi "anti-voile", qui finalement désidentifie, dépersonnalise des personnes en situation de clivages identitaires très forts. Le prix de l'identité clivée, c'est la déscolarisation, l'échec scolaire, et finalement la marginalité et l'exclusion. Il y a donc dans nos politiques de l'identité la volonté d'unifier cette identité en chaque citoyen qui présente des risques pour notre identité. Or, cette tentative d'unifier l'identité ne touche que les classes populaires stigmatisées, musulmanes en particulier. L'interdiction de l'habitus clivé leur est propre. Bizarrement, ce n'est pas le cas pour toutes les autres communautés culturelles ou religieuses. May 07 Démocrature?Bon, il va falloir apprendre à renommer un pays qui vit avec des institutions démocratiques mais avec des dirigeants autoritaires hyper-répressifs. Ceux-ci sont choisis par le peuple, donc c'est encore une démocratie. les dirigeants agissent comme dans les dictatures, donc c'est une dictature. Appelons donc cela une démocrature. L'essentiel, c'est de regarder devant soi: Sarkozy va s'empresser de faire voter une loi pour le service minimum, afin d'empêcher la rue de peser sur les décisions. C'est l'Etat agissant souhaité par Sarkozy. Il faut empêcher les gens de se rebeller, ou empêcher que leurs rebellions portent leurs fruits, aient des effets. Première chose pour museler un peu plus les opposants. Ensuite, il va falloir, sans abroger les 35h, mettre les heures sup' en place, sans cotisations sociales, et la baisse de 4 points d'impôts qui représente 4 fois le budget de l'enseignement supérieur, afin d'affaiblir l'Etat qui ne pourra plus dépenser solidairement, ni pour la santé, ni pour le logement, ni pour l'éducation, ni pour la culture, ni pour le chômage, ni pour soutenir les ménages qui vivotent précairement. Le pays va se diviser en deux parties: ceux qui paient pour tout et qui y arrivent, bien ou mal. Et ceux qui n'y arrivent pas. Alors qu'avant, le soutien de l'Etat aux classes moyennes leur permettait d'exister, maintenant, celles-ci vont disparaître pour se réfugier ou dans les classes supérieures, ou pour venir s'écorcher dans les classes inférieures. Sarkozy est bien le président des millionnaires et des retraités... May 06 censure...Des militants PS empêchés de distribuer des tracts à Toulouse
Incident pré-électoral ce
samedi matin à Toulouse où la police a saisi les tracts que diffusaient
des militants socialistes. La distribution était pourtant parfaitement
légale.
Par notre correspondant à Toulouse, Gilbert LAVAL
LIBERATION.FR : samedi 5 mai 2007
Samedi à 17h10 heures,
l’équipe des socialistes toulousains quittait le commissariat de la
ville où ils étaient venus récupérer les 2.500 tracts saisis le matin
même par la police sur le marché de la place des Carmes.
«C’est un ordre de notre hiérarchie !», ont simplement expliqué les agents venus en fourgon interrompre vers midi la diffusion des documents de campagne de Ségolène Royal. Pas d’interpellation, aucune vérification d’identité pour les huit militants. Mais saisie, donc, des tracts restant à distribuer. Certainement cette hiérarchie policière a-t-elle eu une lecture particulière du code électoral qui interdit toute campagne au-delà du vendredi minuit précédent le dimanche du scrutin. Immédiatement saisi par les militants toulousains, le co-directeur national de campagne de la candidate socialiste, Jean-Louis Bianco a répondu que les tracts pouvaient être distribués jusqu’au samedi minuit, pourvu que ce soient les tracts officiels du second tour n’apportant aucun élément nouveau auquel le candidat concurrent n’aurait pas les moyens de répondre. L’argument a dû faire mouche. Un coup de fil du second co-directeur de campagne, François Rebsamen, au préfet de Haute-Garonne, a suffi à ramener la police nationale à de meilleures dispositions. Le matériel de campagne pouvait être dès lors récupéré. «Mais le marché des Carmes, lui, est bel et bien terminé, relève un des diffuseurs de ces tracts. Nous pourrions considérer qu’il y a eu entrave à nos droits». En fin d’après-midi, le responsable toulousain de Désir d’avenir, Fabrice de Comarmon n’excluait pas de donner à cet incident toutes les suites que cela pourrait appeler. Avant de quitter les lieux, les militants ont pris soin de relever les coordonnées de nombreux témoins de la scène. rétablir la véritéLa citation exacte de Michel Rocard, non tronquée, est: "La France ne peut accueillir toute la misère du monde, mais elle doit savoir en prendre fidèlement sa part." Il faut savoir que la surprotection de nos forntières entraîne la mort de nombreuses personnes. Le mur de Berlin a provoqué en 40 ans 400 morts. En 5 ans, la fermeture des frontières européennes a tué 10.000 personnes. Réfléchissez-y. Appel contre la franchise
Augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, forfait de 1 euro par acte de soins ou de biologie, forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91 euros, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant. Aujourd’hui M. Sarkozy va plus loin, en annonçant la mise en place d’une « franchise », c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. La France a les moyens de maintenir un système de santé solidaire, de qualité, dont ne soient pas exclus les plus pauvres. Il faut pour cela revenir sur les exonérations de cotisations sociales, limiter les dépassements d’honoraires, et faire contribuer à l’effort de financement l’industrie pharmaceutique dont les profits substantiels sont directement tirés des cotisations. Pour plus d'infos, voir le site http://www.appelcontrelafranchise.org/ Si vous aussi, vous souhaitez que chacun puisse accéder à des soins, selon ses moyens, selon la gravité de ses affections, alors signez cette pétition. Merci beaucoup. May 05 DémocratieNous sommes le 5 mai 2007. Ô joie. Alors que la plupart des français vivotent en pensant leur lendemain similaire à l'hier et à l'aujourd'hui, ils se fourrent le doigt dans les yeux. Non seulement leur lendemain change car on ne se baigne jamais deux fois dans la même eau, mais qui plus est, il pourrait y avoir des changements majeurs dans notre pays. Que les démocrates se rassurent, nos institutions resteront probablement inchangées, et le pouvoir politique continuera de s'exercer de la même manière, quoiqu'en déléguant toujours plus à des organismes non publics. Que les démocrates s'affolent, par contre, car les principes auxquels ils croient meurent peu à peu. La France, terre d'asile, n'existe plus. La France, pays des droits de l'homme et des libertés publiques s'essouffle, agonise. La Ligue des droits de l'homme vient de faire paraître le bilan catastrophique des 5 dernières années en terme de libertés: J'en tiens pour preuve ces quelques lignes énonçant les nouvelles prérogatives des pouvoirs publics, en terme de contrôe social, de surveillance, de répression de la différence, etc. http://www.ldh-france.org/media/actualites/recul_securitaire.pdf On se retrouve dans une situation, où être démocrate pose problème.Car deux acceptions s'entrechoquent. L'acception procédurale, pour laquelle, pas de problèmes, notre pays reste une démocratie, et l'acception en termes de valeurs, qui n'a plus grand sens dans notre pays. (prendre de un mois à six mois fermes pour une insulte devient un cauchemar...). il faut donc repenser la dictature comme un ensemble, non pas d'institutions, mais de mécanismes disciplinaires, mécanismes de contrôle qui pèsent sur les individus. Ce qui a changé, c'est que ceux-ci peuvent accepter cet autoritarisme et le trouver légitime. Comme en 33, en somme... Le racisme s'est étendu peu à peu. Maintenant, tout le monde peut dire quasiment ce qu'il veut, tant que c'est sur les arabes. Ainsi, l'extrême-droite arrive en france au pouvoir, et dans l'indifférence générale, depuis 5 ans, pille les valeurs et les hommes de notre pays. Comment cela peut-il arriver? 5 longues années de deuil s'annoncent... p.s: pour le racisme: Nous avons notamment eu l’occasion d’apprendre dernièrement que l’Europe était devenue une « Eurabie » infestée de « rats », et que ces « rats » n’étaient bons qu’à « islamiser » ou à violer les filles (Maurice Dantec, romancier et invité fétiche de Thierry Ardisson, Franz-Olivier Giesbert et Guillaume Durand). Nous avons appris que « l’Islam est la religion la plus con » et les femmes musulmanes des « gros tas » enturbannés dans des « torchons » ou des « salopes en manque » (Michel Houellebecq, romancier encensé par les mêmes [2]). Nous avons appris que la France est « pénétrée » par des « troupes » musulmanes (Jack-Alain Léger, romancier tout aussi médiatique), que « l’Islam » n’apporte que « débilité » et « archaïsme » (Claude Imbert, éditorialiste et membre du Haut Conseil à l’Intégration), et que « la haine et la violence » structurent « tout musulman » (Robert Redeker, star-isé et depuis peu promu « hors concours » au CNRS, en « dédommagement » des mails de menaces de mort qu’il a reçues [3])... Nous avons appris que les émeutiers de 2005 étaient antisémites et ne rêvaient que d’une chose : voiler les filles pour qu’elles se tiennent à l’écart des non-musulmans (Philippe Val, chansonnier et patron-éditorialiste de Charlie Hebdo) [4] ; de source identique, nous avons appris que la « politique arabe de la France » était une « politique anti-juive », et que « par défaut », la politique anti-juive de Vichy était donc une « politique arabe » [5]. Nous avons appris aussi que les descendants d’esclaves et de colonisés réclamant vérité, commémoration et justice enfermaient la France dans « la tyrannie de la pénitence » (Pascal Bruckner), que l’esclavage n’était peut-être pas un crime contre l’humanité (Max Gallo [6]), et que la surmortalité, le Sida ou les famines d’Afrique noire avaient pour responsable... « la bite des Noirs » (Pascal Sevran, écrivain-chanteur-animateur)... La liste est longue, et nous pourrions rajouter bien d’autres noms, et bien d’autres propos absurdes et abjects. Nous pourrions évoquer notamment les élucubrations « racialistes » de Renaud Camus sur le nombre de Juifs travaillant à France Culture, la cosmogonie raciste, hétérosexiste et fascisante d’Alain Soral, le ralliement de ce dernier à Le Pen sous le regard bonhomme de son comparse Dieudonné [7], l’allégeance grotesque de Doc Gynéco à Sarkozy, sans parler de la classe politique elle même, de Georges Frêche à De Villiers ou Sarkozy en personne (qui, après« la racaille », « le karcher », « la France aimez la ou quittez-la » et quelques autres saillies du même genre [8], vient en toute tranquillité de préconiser la préférence nationale pour le « droit au logement opposable » - dans une indifférence quasi-générale... [9] |
|
|