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April 28 Traduction"Je vois bien leur intérêt d'empêcher que la campagne du second tour
ait réellement lieu, je vois bien la tentation pour tous ceux que le
résultat du premier tour n'a pas satisfaits d'essayer de prendre leur
revanche sur les urnes en provoquant un brouillage médiatique","Ceux
qui sont tentés par cette stratégie de confiscation du débat
démocratique doivent savoir qu'ils me trouveront en travers de leur
route." "Je ne laisserai personne voler aux Français le deuxième
tour de l'élection présidentielle. Je ne laisserai personne confisquer
le débat pour lequel les Français se sont prononcés massivement
dimanche dernier" Ce discours est intéressant, vous ne trouvez pas? alors qu'il domine tous les groupes médiatiques, qu'il a des amis dans tutes les rédactions, qu'il fait censurer tous les livres qui ne lui conviennent pas, et y compris les débats avec lesquels il n'est pas d'accord, il parle de "confiscation du débat démocratique". ![]() Alors que le second tour devrait être, justement, la tentative de chaque candidat d'aller chercher ses 50% là où il pourra, par des débats avec les partis frontaliers, ou leurs représentants, de la manière la plus transparente qui soit, pour Sarkozy, cela doit se faire caché. Le Pen attend le coup de fil de Sarkozy, mais n'en parlons pas. Sarkozy ne veut pas s'abaisser à demander de l'aide à d'autres partis, il est en position de force. Mais il souhaite surtout que son opposant ne puisse pas inverser les rôles. De plus, qui parle de confisquer le débat? Au contraire, plus il y a de foyers de débat, plus c'est intéressant! C'est ça la démocratie! La multiplicité des débats! Alors son discurs n'a pas grand sens. ce qui l'énerve, c'est qu'on ne parle pas de lui! Et ses termes sont mal choisis: Quand il parle des "français", il entend "moi", il a trop tort de penser qu'il a raison tout le temps parce que l'opinion française le lui fait savoir. Il y a là une confusion dans sa personnalité. Quand il parle de la "campagne de second tour", il entend "ma victoire". Il n'arrive même pas à penser qu'il pourrait perdre contre la dinde, raison pour laquelle il est calme. Mais jsutement, le débat l'a rendu de novueau très agressif! ET la confiscation du débat n'est rien d'autre que "l'opportunité de ne pas parler de moi". Et si on remplace ces mots dans son vocabulaire, il me semble qu'on accède à sa véritable personnalité: "Je vois bien leur intérêt d'empêcher que ma victoire ait réellement lieu, je vois bien la tentation pour tous ceux que le résultat du premier tour n'a pas satisfaits d'essayer de prendre leur revanche sur les urnes en provoquant un brouillage médiatique","Ceux qui sont tentés par cette stratégie opportune d'ignorance de ma personne doivent savoir qu'ils me trouveront en travers de leur route." "Je ne laisserai personne me voler ma victoire. Je ne laisserai à personne l'opportunité de ne pas parler de moi alors que je souhaite le contraire" April 22 Mal de tête...Ah, elle est belle ma commune qui sent bon la douceur de vivre...(elle est dans mes photos) Malheureusement, pour les élections, j'ai entendu 172 fois le mot Sarkozy, et ça fait mal, très mal à la tête. Je sais pas si vous vous représentez ce que ça peut être d'infliger pareille torture à un être humain. A côté, les 27 voix pour Le Pen paraissaient bien plus douces. 547 votants, 93% des inscrits, pas mal? Ségo en tête avec 34% et des pirouettes, suivie de Sarko avec 31% et des psychotropes. Bayrou survit avec 16%, et Le Pen se hisse difficilement aux 5%. Voilà, rien de notable, sauf le petit "ah" d'étonnement dans la salle en entendant le "27" lié au cyclope, qui, malheureusement, ne fut pas suivi d'un hurlement avec le score de Sarko... Le monde est mal foutu... p.s: vous vous rendez compte: Sarko: 31, Le Pen: 10, Villiers: 2. ça fait 43% des électeurs en faveur de politiques racistes et discriminatoires... Et avec une extrême-droite aussi forte, y'a quand même des journalistes qui disent que les extrêmes se sont "affaissées", "effondrées". Moi j'ai plutôt l'impression qu'elles se portent bien, merci pour elles... Si on met les extrêmes bout à bout, ça fait 53% des électeurs!!! Le seul problème, ça va être de rééquilibrer les forces: la gauche modérée et réformiste manque de militants. Quand on pense aux 2% du PC ou au 1% de Voynet, on peut qu'être désespéré, seule la LCR a eu un bon score, même si 5% eût dû être le minimum... April 16 Illettrisme et violence« Il va de soi, écrivait le sociologue nord-américain Erving Goffman,
que par définition nous pensons qu’une personne ayant un stigmate n’est
pas tout à fait humaine. » C’est ainsi qu’un linguiste (Bentolila)
peut écrire en 1998, avec toute la bonne conscience possible du lettré
préoccupé par l’illettrisme, que les enfants en difficulté avec la
langue orale ou écrite seront « moins humains que les autres : plus
vulnérables aux discours sectaires et intégristes, plus facilement
séduits par des explications simplistes et définitives, plus portés à
la violence immédiate, ils seront ennemis naturels de l’étranger et de
l’inconnu ». Qualifiés par le même auteur de « bons en rien », « moins
humains que les autres », les illettrés apparaissent comme de
véritables barbares. [...] Par exemple, après avoir affirmé que l’amour de la langue est de moins en moins répandu en France, un philosophe français (Finkielkraut) déclarait en 1999 : « Je crois qu’il y a un rapport entre cette déperdition de la langue et la violence dans les écoles : parce que moins vous avez de langue à votre disposition, plus vous êtes tenté par les choix simplistes donc par la brutalité. Et le retour de la violence physique dans notre civilisation, ce qui est la grande surprise de la fin du vingtième siècle, elle doit se penser dans le cadre de cette déperdition générale de la langue. » C’est aussi un linguiste français (Bentolila, encore) qui soutient depuis plusieurs années que ce qu’il appelle la « langue illettrée »de même que celle utilisée dans les banlieues par les jeunes interdirait « toute tentation de relation pacifique, tolérante et maîtrisée avec un monde devenu hors de portée des mots, indifférent au verbe car elle n’aurait pas le pouvoir de créer un temps de sereine négociation linguistique propre à éviter le passage à l’acte et l’affrontement physique ». [...] Mais d’où peut bien nous venir cette certitude, sociologiquement et historiquement infondée, selon laquelle la Culture apporterait nécessairement tolérance, largeur d’esprit et capacité de compréhension et impliquerait forcément une vision et une pratique pacifiée du monde social ? D’où vient cette certitude que la compréhension du monde assagit inévitablement les êtres et les rend obligatoirement meilleurs, plus pacifiques, plus tolérants, bref, que la Culture est aussi Morale ? Si on plaçait durablement - par simple variation imaginaire - ces intellectuels qui sont hautement cultivés et la plupart du temps hautement scolarisés dans des conditions durables de désespérance économique et sociale que connaissent justement ces jeunes en échec scolaire et au chômage, vivant dans des familles atteintes par les effets dévastateurs des mutations du système économique, peut-on penser qu’ils garderaient indéfiniment cette distance cultivée et raisonnable au monde social, loin de toute envie, de violence et d’agressivité ? En fait, en dehors des effets socialisateurs secondaires mais néanmoins puissants de l’action pédagogique en matière de disciplinarisation des corps, un gros volume de capital scolaire en soi ne protège en rien de la barbarie ou de la violence et implique nullement l’acquisition de dispositions morales telles que la loyauté, le souci d’autrui, l’écoute, la gentillesse, le rapport pacifié aux autres... extrait d'une conférence de Bernard Lahire sur l'illettrisme, disponible sur l'université de tous les savoirs, et lisible sur ce site. encore et toujours la présidentielle...Eh oui, le premier tour avance à grands pas et naturellement, vous ne savez pas pour qui voter. Vous faites peut-être partie des 40% d'indécis, qui comme moi, hésitent encore. Bizarrement, connaître ce chiffre ne vous rend pas tout chose, sachant très bien que ceux-ci vont simplement se diluer dans la masse des grands et petits candidats de manièrepresque symétrique aux calculs des sondages. Car voilà, les 40% hésitant ne sont pas pour autant des tout-sauf-Sarko-Ségo-Bayrou-Le Pen, c'est-à-dire des amis des petits candidats. Il y a peu de chances que l'on voie émerger une candidature insoupçonnée. A 6 jours du vote, la surprise sera peut-être le dépassement des 5% par Besancenot, ou la disparition de deux "grands candidats". Bref, quelle tristesse. Sur les potentiels deuxième-touristes, il n'y a, au mieux, qu'une centriste nunuche, un gars de droite nunuche, et deux gars d'extrême-droite à l'aise dans leurs pompes... Le Pen n'est pas dangereux, on le sait bien, c'est un tel épouvantail, que les français voteront toujours contre lui. Pour Sarkozy, il n'en va pas de même. Son inhumanité n'est pas resté lettre morte, il a pu tirer la France vers le bas avec beaucoup de talent pour sauver surtout les personnes les plus "honnêtes" ("riches" en langage courant). Il a gouverné la france d'une main de fer depuis 2002, criminalisant le bronzage européen et cherchant à toujours plus stigmatiser et enfermer les personnes anormales, jeunes, putes, clochards, pauvres, habitants des quartiers dits "sensibles". Notons que ses derniers propos entrent en cohérence avec sa vision des choses: Le déterminisme est génétique, la prédestination choisit, "élit" ceux qui vont vivre et les autres. C'est alors magique: Pourquoi s'occuper des pauvres, alors qu'ils sont déterminés à vivre dans l'immoralité et à rester fainéants (oui, car les pauvres sont fainéants)? Pourquoi s'occuper des personnes marginales alors qu'elles sont vouées à le rester? Mais surtout, pourquoi intervenir alors que si changement il y a, c'est qu'il devait advenir et que nous ne sommes pour rien à son arrivée? Mais aussi, c'est l'opposition binaire entre les gens honnêtes et malhonnêtes qu'il faut revoir, pour protéger le plus possible les gens honnêtes (riches) des classes dangereuses. La police trouve son utilité dans sa tentative de construire un cordon "sanitaire" entre la France méritante qui travaille, qui vit bien, et la France imméritante, qui ne travaille pas et vit mal. Le déterminisme génétique fatalise le social et rend l'intervention sur les causes inutile: les gens vont, de toute manière, à un moment ou à un autre devenir violents: C'est donc à la police de régler le problème, de séparer les violents des honnêtes gens. Les exemples sont foison, mais nous en prendrons trois: Tout d'abord, ce sont les émeutes, qui ont bénéficié d'un traitement policier très lourd, "normal", disons, qui n'a pas été suivi de mesures répondant aux causes sociales du phénomène, malgré les aveux des RG, parlant de "désespérance sociale". La police est simplement là pour faire tampon et empêcher les gens honnêtes d'être agressés. Ensuite, il y a deux projets de loi: Ce sont deux lois dites "de prévention", s'attaquant donc aux causes des problèmes. La prévention de la délinquance et la prévention de l'illettrisme. Les deux étant liés par le fait qu'il est communément admis (mais totalement faux) qu'une personne qui n'arrive pas à bien s'exprimer deviendra violente et dangereuse, pour sombrer dans la criminalité... Mais les deux étant réellement unis en ce que les causes sociales sont les plus déterminantes: la pauvreté et ses à-côtés contribuent nettement à produire l'illettrisme et la délinquance. Alors, prévenir la délinquance et l'illettrisme par le médicament a-t-il réellement un sens? Or, pour éviter cela, il ne va pas, en fait s'attaquer aux causes, comme pourrait le faire croire le terme "prévention", mais traiter le problème dès sa genèse, voire avant qu'un simple germe ait éclos dnas la tête de ces enfants déjà délinquants avant d'avoir eu trois ans et demi. Or, quelle est la genèse de la délinquance? le comportement violent. Quelle est la genèse du comportement violent? le gène de la violence, les prédispositions génétiques à la violence, vous savez, l'hyper-activité, tout ça. Il faut donc, avant que l'enfant atteigne l'âge de 3 ans et demi, et qu'il soit par conséquent irrécupérable (Quel sens aurait sinon la tentative de Sarkozy de faire d'enfants délinquants des adultes comme les autres?) qu'il soit traité contre sa délinquance prématurée. Le terme "traiter" n'est pas anodin. il ne s'agit pas de corriger un comportement social par des mesures de prévention jouant sur le cadre de vie, l'environnement socio-économique, des mesures éducatives etc., mais de guérir les pathologies génétiques entraînant ces comportements sociaux à l'aide de médicaments et d'un suivi psychiatrico-social.(conjointement effectué par le maire à qui l'on donne les pouvoirs d'action et les maîtres(ses) de l'école qui sont des relais parfaits pour étendre le contrôle politique sur les bambins superdangereux. En pathologisant les comportements sociaux, en naturalisant les comprtements culturels, en rendant inné ce qui était acquis, on fatalise d'autant plus le social que l'Etat se dit incapable de gérer les problèmes sociaux arrivés à maturité car ses mesures sanitaires ne vont pas plus loin que les cordons policiers. C'est un peu comme la gestion des épidémies avant le vaccin. Ce que propose Sarkozy, en quelque sorte, c'est de vacciner les enfants contre l'illettrisme et la délinquance avec ces mesures dites "de dépistage" (terme utilisé par l'INSERM pour repérer les enfants dits "difficiles"). Aussi inutiles que néfastes, ces mesures contribuent à casser la confiance de la population en l'Etat et risque au contraire de produire des résistances de la part des populations ciblées. Comment se fait-il qu'un fait social comme la délinquance soit considéré comme génétique aujourd'hui? Comment peut-on avoir entre cent et deux cents ans de retard sur le monde dans lequel on vit (et séduire plus de 25% de l'électorat!!!)? Je suppose qu'Eric le sarkozyste répondra à tutes ces questions. Comment balayer d'un revers de main toutes les préoccupations sociales qui sont au fondement des révoltes actuelles? C'est la chute de l'Etat social et la renaissance de l'Etat policier et l'Etat minimum. Ce qui ne veut pas dire que l'Etat disparaît: a contraire, il intervient partout et de plus en plus, mais pour des missions "régaliennes" de sécurité des personnes et des biens. Un Etat de classes est en train de se re-construire. La médicalisation du monde social, des difficultés de lecture, de diction, d'apprentissage, d'adaptation, est en passe de devenir le modèle unique de gestion de ce même monde social. Si le traitement de la délinquance passe par la psychiatrie (et la reconquête par celle-ci de la catégorie de l'anormalité), les traitements médicaux, psychotropes et la réadaptation par divers biais, c'est le déni de responsabilité de l'Etat de gérer les problèmes sociaux. Si l'inefficacité, depuis longtemps prouvée, de ces mesures trouve peu d'échos en France, elle n'en reste pas moins pertinente. En plus d'enfoncer les enfants par des mesures inappropriées, de les opposer, de les bloquer face à l'autorité, le défaut le plus clair reste dans les personnes concernées: tout le monde ou presque pourrait être concerné par ces mesures, tant le diagnostic est vague et la tentative de médicalisation jugée sans risque, et simple. Le traitement médicamenteux des problèmes de la vie courante tend à effacer les interventions sur les causes réelles et profondes des problèmes en question et à éluder la question des manières les plus raisonnables et adaptées de répondre aux questions qui sont posées par ces outils politiques. C'est un excès de la biopolitique que de considérer tout problème comme génétique et prédestinant. D'un côté, on médicalise, on sanitarise le social, de l'autre, on explique que rien d'autre ne peut être fait, ou que toutes les autres tentatives ont été, sont ou seront des échecs. Enfin, si l'on en juge par les politiques déjà effectuées, la politique n'est qu'une béquille aux thèses de la prédestination. Que les personnes prédestinées à être honnêtes puissent le rester, que les personnes prédestinées à être malhonnêtes puissent être mises au ban du reste du monde social, par une politique de sélection, de traitement, et de ségrégation de la différence. C'est en quelque sorte le retour de l'école de Francfort qui symbolise le retour de la réification (dont témoigne la naturalisation des phénomènes culturels dont traite Honneth dans "la réification", p.17-18). La résistance à cette réification s'érige à travers des associations et des collectifs qui reprennent et soutiennent de plus en plus les vieilles idées de l'école de Francfort et les sociologies de la santé, attentives à la colonisation du social par l'omniscience de la médecine. Pour résister, votez à gauche... April 02 "Grenelle de l'environnement"Au
moment même où notre tyran-dictateur-général-président de la république
depuis 5 ans et jusque dans 5 ans déclare à Nicolas Hulot qu'il
souhaite un Grenelle de l'environnement, on ne peut qu'être atterré. D'un côté, la formulation "Grenelle de..." est vieillote, et on la met à toutes les sauces: "grenelle des retraites", "grenelle de l'emploi", "grenelle de la jeunesse", et tout ça pour aboutir à... à... à... pas grand chose, il faut l'avouer. Avec ça, N.S. nous confie avec plaisir qu'il sera respnsable devant les français pour les promesses tenues pendant la campagne. Bizarrement, c'est assez difficile à croire. Et je vias vous en donner la preve immédiatement: Hulot, tout fiérot avec sa coupe au bol ne voit pas venir la saloperie par derrière: Au moment où il serre la main au petit Nicolas, les Yes Men viennent de découvrir le pot aux roses: 1. Goasguen compte mener le pacte écologique à terme sur un temps loooong. 2. IL félicite les américains pour leur action contre le réchauffement climatique, i.e. mettrre des glaçons dans la mer pour refroidir les océans... http://lelab.tv/video/11460d394bdc5b9 Allez, je me permets de prendre tous les sarkozystes pour des cons, parce qu'ils le valent bien! |
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