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日志


3月28日

La Vérolution

Ha là là, ces gauchistes...
J'étais donc avant-hier à une conférence sur les enjeux sociaux de l'énergie. Un truc lourd, présenté par une sorte de sociologue, et c'était ma foi très intéressant, tout en nuances.

Mais ma petite anecdote concerne un mec qui est intervenu pendant la phase des questions, et qui m'a fait moyennement tripper. Je n'ai su que plus tard qu'il faisait partie du collectif de la vélorution, et apparemment, c'est pas le militant de base.

Donc, alors que la discussion portait sur les différents aspects menant à un changement technique et comportemental, donc, questions de pédagogies et de taxes, ce mec enrage, du fond de la salle, pour dire, tenez-vous bien: "mais vous parlez des bagnoles, si on doit taxer celles qui polluent plus que les autres, mais c'est pas ça le problème!!! Le problème, c'est la bagnole! C'est des saloperies!!! La bagnole pollue, aliène, elle est dangereuse! Il faut supprimer les voitures, on peut très bien vivre sans! La bagnole rend les conducteurs agressifs et violents!!! Les cyclistes sont ghettoïsés, sur des pistes cyclables, que j'appelle des couloirs de la mort..."

Ne voulant pas passer la parole à d'autres, ne respectant pas les règles du débat démocratique, il est parti furax, après avoir insulté les automobilistes, attac, et toutes ces assoces qui en branlent pas une.

C'était tout bonnement hallucinant. Le mec parle de l'agressivité des conducteurs, provoquée par la voiture, mais il ne remet nullement en question l'utilisation de son vélo quand il gueule sur une salle entière.
Il parle d'abandonner la voiture, il devrait faire, comme la moyenne des français, ses 50km quotidiens pour aller au boulot. jeune ou vieux, valide ou invalide, neige ou cagnard, c'est pareil. On en rediscuterait après.

Ce qui m'a néanmoins intéressé, c'est que j'ai enfin pu observer l'idéologie de "l'homme supérieur qui roule en vélo", qui se permet de renverser des piétons et de rayer des bagnoles, d'insulter les passants (ou de leur casser la gueule quand ils signifient au cycliste qu'il vient de les bousculer alors que ces derniers étaient sur un trottoir ou une voie à priorité piétonne), de cramer tous les feux rouges (donc de foncer dans les gens qui traversent la rue), parce qu'il a TOUJOURS raison.

3月18日

Tenez, c'est l'Etat qui régale!

"Le chiffre laisse songeur. La répartition des bénéficiaires du bouclier fiscal en 2008 montre que les 834 contribuables les plus riches (patrimoine de plus de 15,5 millions d’euros) ont touché chacun un chèque moyen de 368.261 euros du fisc, «soit l’équivalent de 30 années de Smic», a révélé aujourd’hui Didier Migaud (PS)."

Voilà le début d'un article de Libé, qui, il est vrai, en cette sombre période économique, devrait raviver les coeurs des pessimistes qui hurlent à la baisse du pouvoir d'achat: Vous voyez que l'Etat intervient et redistribue les richesses, vous voyez que le pouvoir d'achat ne baisse pas pour tout le monde, voire augmente sensiblement, alors merci qui? Merci Sarkozy!

Et qui ça touche mes enfants? Les pauvres, oui, les pauvres! Ceux qui touchent moins que le SMIC (mais dont le patrimoine est supérieur à 15.5 millions d'euros, faut pas déconner non plus, on veut bien aider les pauvres, mais seulement les pauvres possédants!):
«Pour ces contribuables, dont la situation la plus probable est qu’ils actionnent massivement des "niches fiscales" leur permettant de réduire "optiquement" leur revenu servant à calculer le bouclier, le montant des restitutions est ainsi de 286.231 euros en moyenne pour ceux qui déclarent un revenu de 271 euros par mois»

Elle est pas belle la vie?
3月17日

Une AG parmi tant d'autres

Bon, juste pour dire que j'étais à l'AG du mirail ce midi.
J'en ai rarement fait, mais là, c'était impressionnant. ça ressemblait plus à une Eglise évangéliste qu'à une AG, tant la part du sacré et de la transcendance était énorme.

Je dois reconnaître que la procédure du vote est, toutefois, très bonne: Ne Prend pas Part au Vote (NPPV), qui est l'idée selon laquelle le vote blanc exprime une idée, et doit être respecté comme tel, ensuite l'abstention considérée comme chez nous, et les pour et contre.

Donc, dans le rituel, on a des votes intempestifs pour décider de tout et rien. C'est un peu artificiel dans la mesure où l'on ne trouve pas beaucoup de jeunes UMP, Modem ou FN dans les parages. Mais ça rythme les échanges.

Ensuite, tour à tour, des personnes vont exprimer leurs idées, ou faire le bilan de ce qui s'est passé. Suivi d'applaudissement, rarement de huées.

Les grosses institutions (UNEF, AGET, NPA, CGT, etc.) se tirent dessus.

Mais là n'est pas l'essentiel. Il y a une forme de prophétie qu'ils pensent autoréalisatrice par rapport au blocage des universités. Ainsi, la simple incantation répétée de l'appel au blocage ferait reculer la loi LRU (pour le coup, la solidarité avec les EC (enseignants-chercheurs) et personnels universitaires autres passe un peu à la trappe), puisque le blocage est pensé comme une fin en soi.
C'est vraiment le truc qui m'a gêné. Dans un contexte où l'opinion publique se fout de savoir si les jeunes vont en cours ou pas, dans un contexte où les médias ont d'autres chats à fouetter, dans un contexte où les politiques se gaussent car "même pas mal", le blocage ne sert à rien, sinon essayer d'engager un rapport de forces qui tombera bon an mal an à l'eau.

Quelques points intéressants: l'imagination n'est pas au pouvoir, mais certains mènent des actions originales, et ça donne à réfléchir.
La pratique de l'autoréduction est assumée, et répétée. Je ne suis pas sûr que les forces de l'ordre restent longtemps stoïques par rapport à ça car ça déplace le terrain problématique de la propriété, socle du capitalisme.

La convergence des luttes est du même ordre incantatoire: en s'acharnant contre la LRU, on veut aussi lutter contre la guerre, contre le traitement de l'immigration, contre les médias dominants, contre le prix du loyer, etc. ça manque d'unité et d'un combat stable et clair, délimité. Ils sont dans la lutte infinie, or, tout le monde n'est pas près à les suivre, cf. cette intervenante qui se plaignait que les étudiants de sa classe allaient en cours en dehors de l'université et n'étaient pas solidaires.

Bref, on est dans le registre de la magie et du surnaturel, et au vu de ces quelques points, il me semble que le mouvement ne suit pas une trajectoire idéale.

Une idée: Faire un cours d'économie alternative dans le hall d'un ESC, avec un vrai prof, et les vrais élèves (et plus encore, de manière à engorger totalement les lieux), idem dans des tribunaux (où l'accès est souvent libre, il faut rentrer petit-à-petit, deux par deux, ou un truc comme ça). Et bloquer les audiences. On rentre dans une double spirale: le maître des lieux se plaint qu'il ne peut pas exercer ou suivre correctement son boulot, alors que le prof se plaint qu'on l'empêche de faire cours. ça forcerait aussi à montrer les interdépendances entre le monde "réel" et "l'unviersité". et pourquoi pas dans un commissariat? directement! et je dis pas ça en rigolant. Bien entendu, lors de ces événements, prévenir les médias!

Je terminerais donc sur un point de pessimisme: en effet, le 19 mars ne sera pas suffisant, et le gouvernement laissera passer comme de rien. Le 20 mars, on sait que tout recommencera comme avant, et là, on fait quoi?





3月15日

Le partage des richesses en 3 tiers...

http://harribey.blog.lemonde.fr/2009/03/01/la-regle-des-trois-tiers-attention-danger/

je vous renvoie à cet article lumineux du co-président d'attac.
Je ne commente pas, je vous laisse lire tout seuls comme des grands!

Le NPA aux oubliettes (ou aux chiottes, c'est vous qui voyez)

ça fait un bout de temps que l'on entend parler du "front de gauche", qui, à l'appel du PG et du PCF devait se former et former une unité politique contre le PS et l'UMP.
ça a suscité l'espoir un moment, on est retournés glouglouter sur le "non" du 29 mai 2005, tout fiérots, comme des mômes.
Politis, qui est une revue intelligente, clairvoyante, et que je suspecte de prescience, avait publié une tribune dans son n° 1030, pour appeler à des listes unitaires, de gôôôche, extrait (tchi-tchaaaa):
" Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et de rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force."

Sauf à être le(la) dernier(e) des con(ne)s, vous remarquerez le ton progressiste, oecuménique et iréniste, dirons-nous, de cet appel. Y'a plein de gens qui l'ont signé, à raison, car c'est par l'union et la solidarité que l'on s'en sortira. Si la diversité de la gauche de gauche est une richesse, c'est aussi la cause de son malheur: cacophonie, intérêt personnel, dispersion, et elle ne représente pas une force alternative. La condition nécessaire, sine qua non, pour en faire une force alternative qui inspire le citoyen, c'est une unité, c'est une représentativité, qui peut susciter une lueur d'espoir contre la peste (UMP) ou le choléra (PS). Un rassemblement des forces politiques de gauche aurait le mérite de faire entendre une voix. La voix des sans-voix, la voix des gauchistes stigmatisés, qui pensent que non, ce n'est pas le meilleur des mondes possibles, et si, on peut changer les choses en mieux, sans revenir à Hitler ou Staline.
Les gens en ont ras-le-cul de cette dispersion, du chacun pour soi dont fait preuve la gauche de gauche. Déjà en 2007, PCF, LCR, antilibéraux, Verts avaient fait bande à part, et quel fiasco! Non, il faut faire entendre un message différent, et ce n'est possible que si une nouvelle force émerge qui change la donne politique et décentre un débat tenu entre quelques mains expertes et savantes, mais bien trop paresseuses.

Or, j'en reviens au sujet de cet appel unitaire, du "front de gauche", qui apparaît bien dégarni. Déjà RMJ (Raoul-Marc Jennar, du NPA dorénavant), a refusé de signer l'appelr à l'unité sous le prétexte, lisez-bien, vous allez vous marrer, que " parmi les signataires qui invitent à signer se trouvent au moins un partisan du TCE".
Ben oui, y'a que les cons qui changent pas d'avis, mais il faut bien se démarquer des autres avec des propos fallacieux. Le texte de Politis ne devait pas être assez clair, je suppose, mais refuser de serrer la main d'un ancien adversaire à qui l'on ne pardonne pas les fautes du passé, c'est vraiment ridicule.
S'en est suivi tout un débat sur le "front de gauche" entre janvier et maintenant. C'est surtout le père Mélenchon qui aura travaillé sans relâche pour l'unité avec le NPA, qui, encore une fois, se sera servi du prétexte: "hmm, t'es un ancien du PS, t'es pas encore propre, t'es tout souillé, va te laver et on reconsidérera la question", et oui, cette intransigence avec "l'indépendance vis-à-vis du PS", comme si la convergence des luttes n'existait que dans l'entre-soi où vous pouvez vous positionner entre Bensaïd et Besancenot.

On sait, maintenant, que la figure d'Olivier Besancenot est devenu un frein à l'unification de la gauche, pour des raisons idéologiques (cette fameuse intolérance, intransigence, ce côté solitaire et orgueilleux), pour des raisons peut-être aussi électoralistes (hey coco, viens, on va tester notre puissance de feu, et après, le PC viendra nous lécher les bottes), ou révolutionnaires ("le grand soir" que l'on attend vraiment depuis plusieurs siècles. Si on promet ça à nos gosses et que ça en fait des frustrés, je ne réponds de rien).

Or choisir la solitude contre un ennemi tentaculaire, c'est choisir le suicide. Et le NPA a choisi: le conseil politique national (CPN) a voté: Seuls 3.7% des votes étaient en faveur de l'unité. Je pense que le résultat est clair: Le NPA a choisi l'autarcie, la désorganisation, et paraît souhaiter avec d'autant plus de ferveur que la colère gronde, que les régressions politiques, sociales et économiques se poursuivent à la Thatcher dans l'espoir illusoire d'un jour être "majoritaire".
Mais on n'est pas majoritaire tout seul, Olivier. Et ton attitude de mépris envers toutes les petites mains qui veulent changer les choses ensemble a fini par me lasser.

Si je souhaite que les Verts ou le Front de gauche réussisse, je te souhaite l'échec le plus cuisant de ta carrière, Olivier, afin qu'enfin, tu reconsidères l'idée de mutualiser les forces, pour sortir ce pays mais aussi l'Europe du marasme qui l'entraîne par le fond. En attendant, la dispersion politique et le peu de voix alternatives que l'on entend, qui signent la régression de ce pays, c'est aussi par ta faute, et c'est toi, Besancenot, que je tiens désormais responsable de la faillite démocratique et sociale, pour un putain d'orgueil de merde dont tu aurais dû te prémunir, au nom du progrès.

Salutations militantes.


3月13日

La guerre tue (sans déconner!)

Hier, j'étais à un concert de soutien à "la guerre tue", une asso antimilitariste, qui est contre la guerre, l'occupation, l'ingérence.
Bon, alors cette asso, c'est la première fois que je la regarde d'un peu plus près, tout ça pour faire le mouton de Panurge avec le groupe.

Le motif spécifique de cette soirée était l'opposition à la réintégration de la France dans le commandement militaire de l'OTAN.
Il est vrai, toutes sensibilités politiques confondues, qu'il y a un large consensus pour s'opposer à cette réintégration. La droite utilise avec force conviction l'idée selon laquelle cela signerait la fin de notre indépendance vis-à-vis de la super-puissance USA. Bien que cela soit assez caricatural, et que, en théorie, l'indépendance de la France n'est pas remise en cause, bien au contraire: elle pourrait faire entendre sa voix pour éviter des conflits puisque toute décision se prend avec le consensus des participants. Mais en pratique, et à grands traits, cela souligne bien un alignement avec les autres grandes puissances afin de défendre les intérêts de ces mêmes grandes puissances, c'est-à-dire, grossièrement, garantir la stabilité de notre "nouvel ordre mondial" (c'est plutôt la pagaille).

Enfin bref, le collectif "la guerre tue" est original. Il ne reprend pas l'argument de l'indépendance, mais martèle simplement, naïvement, et lourdement que la guerre c'est mal, et que la paix c'est bien, qu'il faut coopérer, et démocratiser les relations.
Une telle avalanche de bisounours nous donne le rose aux joues: "C'est miiiiiiii-gnon" pouvons-nous dire en choeur, avec cet arrière-goût de développement géopolitique de fin de collège. Après tout, un enfant innocent, c'est le bon sens même!
Avant de lire la charte et de vous la commenter, ça fait un peu penser à cette belle rebellion contre la guerre en Irak, ces manifs de dingue où on hurlait à en cracher nos tripes que cette guerre était vraiment de la merde.
Apparemment, ces millions de personnes convaincues du bien-fondé (indeed) de leur position n'ont pas infléchi la marche rapide de l'armée américaine.
Et là, vous avez un collectif anti-guerre, anti-impérialisme qui sert pas à grand chose, mais qui réunit à peu près tous les gosses de 20 ans qui trouvent que la guerre c'est mal, et qui ajoutent peut-ête quelques élément de vulgate marxisante, quand je suis à peu près le seul à manifester dans la rue contre le cancer, contre les catastrophes naturelles, contre les rotations de la terre autour du soleil...
Tiens, d'ailleurs, ça vous la coupe: en France, 150.000 morts de cancer/an. Imaginons la même proportion ailleurs, vous verrez que votre guerre, c'est une petite bite à côté. ça mérite bien la création d'un collectif "le cancer tue", où je suis sûr de retrouver tous les jeunes qui veulent lutter contre les injustices.

Mais je m'égare, revenons à nos moutons, la charte dudit collectif: Dans son premier paragraphe, elle explique qu'en gros, après la chute du mur, on est allés tabasser du bicot (c'est mal), dans une logique de choc des civilisations (c'est mal). C'est là qu'apparaît la première subtilité, pas des moindres, invoquant l'idée que c'est cette putain de guerre qui est la cause des lois racistes et liberticides. Je pense que sauf si vous êtes autiste, je n'ai pas vraiment besoin de vous expliquer à quel point ce genre de conception défie toute notion d'intelligence, et va se fourrer dans une obsession monomaniaque et monocausale sur l'origine du monde et ses développements futurs...

Le deuxième paragraphe charrie aussi son lot de blagues carambar, en disant, pas pour de la fausse, qu'ils vont arrêter la guerre, mais qu'avant, il faut s'en donner les moyens. Lesquels, mon cochon? tu l'apprends plus tard: manifestations (les mêmes qui ont permis d'éviter la guerre en Irak), pétitions (les mêmes qui ont réussi à faire changer Sarkozy d'avis), boycotts (comme les chinois, on voit le résultat), etc. On peut dire que c'est du lourd, d'autant plus que, je vias vous apprendre un truc de ouf, la manif, la pétition, et le reste, c'est bon pour l'opinion publique, donc ça peut changer des politiques nationales à la con, parce que le représentant du peuple a beau être débile, il a aussi envie de garder ses fesses au chaud et d'être réélu. Mais dans le cas de la guerre, petit rasta? Que dalle. L'opinion publique on s'en balance, et plutôt deux fois qu'une!

Ensuite, on arrive au premier sous-titres, qui, si vous avez le même sens de l'humour que d'autres, va vous faire pouffer grave, avalez avant de lire, vous pourriez vous étouffer: "Comprendre pour agir".
C'est magnifique, ça rappelle un bouquin de Favre "Comprendre le monde pour le changer", mais ça a pas du tout la même saveur...

Et là, vous avez un cours de relations internationales, je vous dis que ça:
guerre = conflit d'intérêts déterminé par la super-structure économique (capitalisme) et la rationalité propre à ces conflits (on va jusqu'à supposer qu'il s'agit du néolibéralisme).
Les dirigeants nous manipulent et nous imposent des schémas manichéens (je me demande si l'hôpital ne se fout pas - légèrement - de la charité), qui servent les politiques sécuritaires, alimentent le racisme, la xénophobie, etc. (Et peut-être même, mais là faudra vérifier, que c'est la guerre qui explique la politique culturelle française, mais ne nous emballons pas...)

Grâce à ces deux super schémas explicatifs, la charte indique que n'importe quel militant est prêt à affronter la dureté de la vie, et d'aller prêcher la bonne parole (Sweet Lord Jesus, angel of mercy) de l'anti-guerrisme, pour en faire une question de société centrale. ("C'est miiiiii-gnon")

Bon, je vous passe quelques éléments à la con, mais je note quand même le: "nous priorisons dans nos combats les questions sur lesquelles nous pensons pourvoir avoir une influence réelle". Comme disent les fatals picards: "si on chante tous ensemble, à chaque refrain on fait reculer la guerre de 14cm, et à la fin de la chanson, elle aura reculé de 2m53! Imaginons que la guerre était au bord de la piscine, ben grâce à notre chanson, elle s'est noyée!"

Quant à la confusion conjoncture =/= conjecture, je dirais simplement qu'après quelques années d'existence, faut être vraiment salaud pour pas leur avoir soufflé que leur charte donnait vraiment l'air con à ceux qui savent parler français, mais on leur en veut pas le moins du monde...

Le dernier paragraphe, sur l'internationalisme et la solidarité, est bien le seul qui tient à peu près debout: convergence des luttes, solidarité avec les victimes.

Allez, une dernière boulette pour la fin: "Nous exprimons ainsi notre solidarité et notre soutien (qui peut-être critique, mais sans jugement de valeur) "
La critique sans jugement de valeur, c'est comme le banana split sans banane, comme le train sans les rails, comme un avion sans ailes, et c'est encore un motif pour rigoler gaiement.

Et si finalement c'était le but?

Une bande de clowns qui se moque de nos travers de gauchistes?

Bref, mon humble avis sur la question, c'est que c'est avant tout un mouvement qui sert à fabriquer du lien social entre jeunes, c'est très bien quand on se sent isolé, c'est très bien quand on est timide, c'est très bien.
Ce qui me gêne un peu plus, c'est que ce mouvement, qui parle et s'agite dans le vide, sert de faire-valoir à ses leaders, qui y gagnent copieusement en capital social et en légitimité au sein du "mouvement social", ce qui a le malheur de décrédibiliser ledit mouvement par une réflexion bâclée et une rage aveugle...



p.s: ce serait bien qu'ils se mobilisent pour le Darfour. Mais c'est con: ni les USA ni l'OTAN n'y interviennent, alors bon, c'est pas très porteur, comme contestation.
p.s2: oh, je vais passer pour un connard, mais y'a aussi de très bonnes raisons de s'opposer à la réintégration dans l'OTAN: éviter la constitution d'un monde unipolaire, chercher à construire une autonomie de défense européenne, éviter le comportement missionnaire occidental, et puis l'OTAN entretient des relations trop indépendants avec l'ONU, une non-représentation des pays du monde entier, et puis parce que ses motifs, ses moyens d'action, ses objectifs ne sont pas les nôtres. sans compter une puissance déjà démesurée et un champ d'action global.

3月8日

Ouf! je suis sauvé!

Contre les cons qui continuent de répéter inlassablement que l'extrême-gauche est "antisémite", par ignorance ou par idéologie, des études de sciences politiques ont démontré le contraire.
"L’hypothèse d’une "nouvelle judéophobie" qui permettrait un retour de l’antisémitisme sous couvert de critique de la politique israélienne, et qui traduirait un déplacement de l’antisémitisme de l’extrême droite vers l’extrême gauche, est invalidée également par les travaux scientifiques. Ces derniers montrent en effet que, dans les opinions d’extrême droite, on observe bien une conjonction ou un amalgame entre antisémitisme et anti-israélisme, mais que c’est le contraire dans les opinions de gauche et d’extrême gauche: les plus hostiles à la politique de l’Etat d’Israël sont souvent en même temps les moins antisémites."

Quant à l'idée selon laquelle l'antisémitisme augmenterait, foutaise:
"Des opinions antisémites existent encore mais elles ne cessent de diminuer depuis la Seconde Guerre mondiale, la tendance n’est donc pas au retour mais au contraire à la disparition de l‘antisémitisme."

Merci à Rue89 de rétablir certaines vérités et de lutter contre les prêts-à-penser médiatiques qui regorgent de contre-vérités!


p.s: cependant, c'est pas parce que ça baisse qu'on ne doit pas s'inquiéter du racisme en France. Plus de 30% des frnaçais se disent ouvertement racistes, et c'est très inquiétant. Que cela concerne un noir, un juif, un arabe, un musulman, ou un chinois, il faut continuer à se battre contre TOUTES les formes de racisme!