Lomig's profileAvec le tempsPhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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March 21 anecdoteIl y a quelques mois, Bono, en concert avec son groupe U2 en Ecosse, a voulu émouvoir son public. Après une chanson, il s'est mis à taper dans ses mains, en rythme, pendant quelques minutes. Il s'est arrêté, et a dit au public: "A chaque fois que je tape dans mes mains, un enfant meurt en Afrique". Un fan écossais lui a répondu du tac au tac: "Alors arrête de le faire, connard" Logique des rapports de forceCeci est simplement une petite note, pour mettre en garde les moralistes, trop prompts à légitimer les violences sociales imposées par l'Etat, trop prompts à critiquer les revendications sociales de tout bord. Qu'est-ce qu'une grève? Qu'est-ce qu'une manifestation? La grève, c'est la mise un place d'un ordre, symbolique ou réel, qui sert à se distancier de son simple rôle de travailleur, d'employé, de salarié quelconque, pour demander, interpeller son patron sur une question qui est jugée importante. Pour s'organiser, la grève repose sur des groupes d'intérêt, appelés en général "syndicats", qui permettent une certaine cohésion et une idée de "groupe" derrière laquelle chacun peut se mettre sans craindre de sanctions (enfin, ça c'est l'idéal). Qu'est-ce qu'une manifestation? La manifestation, c'est la mise en place d'un ordre, réel ou symbolique, qui sert à revendiquer, et à interpeller els pouvoirs publics sur une question particulière. C'est une logique du nombre: Plus sont nombreux les manifestants, plus, dans les esprits, il est admis que le mouvement est "légitime". Il en va de même pour les grèves. Plus le nombre de grévistes est important, plus le mouvement est jugé "légitime". D'autres critères rentrent en compte, mais on s'en fout. Que sont ces objets "grève" et "manif". ce sont des objets construits sur un rapport antagoniste patron/salarié, citoyen/Etat. Ce rapport est considéré comme un rapport de force dans la mesure où le salarié ou le citoyen demandent à être entendus, demandent à négocier, demandent à ce qu'une chose qui leur est intolérable soit envoyée aux oubliettes. Ce rapport de forces, c'est aussi le silence de l'Etat. Or quand ce silence intervient et que la machine étatique ne réagit pas, le rapport de forces change. Mais il ne s'agit pas que de force. Il s'agit de violences symboliques. Violences symboliques dont on sait quels effets pervers et quels moyens elles mettent en oeuvre pour imposer certaines choses. Comment lutter contre une loi, essence d'une violence symbolique légitime, sans chercher à faire pression par d'autres moyens pour obliger l'Etat à arrêter sa route et à négocier. On bloque les routes. On empêche les transports publics de fonctionner. Bref, on met en péril l'équilibre économique du pays. Violence symbolique au niveau macro-sociale, violence physique au niveau micro-social, où l'on fait tout pour que le ralentissement de l'économie touche l'Etat et l'oblige à s'abaisser à parler à nos concitoyens. Il me semble que ce qui est fondamental dans les deux mouvements, c'est leur caractère d'interpellation. Ce qui est fondamental dans la gestion française de ces mouvements, c'est l'absence de réaction de l'Etat et l'absence de négociations, entraînant des durcissements de mouvement, dont l'Etat est seul responsable, par "son mépris et sa surdité". Je reprends un article du monde, où il est dit, qu'aujourd'hui, 5 syndicats de fonctionnaires dénonçant "l'absence de dialogue social" du gouvernement, ont décidé qu'elles ne siégeraient plus "dans les organismes paritaires de la fonction publique de l'Etat (...) puisque le gouvernement se déclare dans l'incapacité d'entendre les personnels et de négocier avec eux". Voilà un exemple extrêmement intéressant de durcissement d'un mouvement. "Vous refusez de nous écouter. Nous boycottons votre organisation." Bien entendu, le rapport de force est asymétrique. L'Etat peut se passer de ces syndicats, et le fera volontiers, car "l'opinion française" s'en fout. Qui plus est, l'Etat accusera avec encore plus de force les syndicats de n'avoir pas été là lors des réunions et décisions. La victime deviendrait coupable. Car voilà le sens de notre démocratie: c'est la démocratie du chantage. Mais que l'Etat ne s'étonne pas, si à force de se foutre éperdumment de ce qui se passe dans la société, la violence sociale se fait plus forte, de moins en moins symbolique et de plus en plus physique. Encore une fois, à ne pas vouloir écouté, on doit admettre sa responsabilité dans les crises qui vont suivre. L'exemple du CPE est excellent: Que n'a-t-on gueuler sur les vandales des universités!!! Et pourtant, si au bout d'une semaine, l'Etat avait décidé d'écouter ceux qui se plaignent, alors, il n'y aurait pas eu tout ce temps perdu, tout ce gâchis pour rien. Le résultat des grèves d'aujourd'hui, le voilà: Les fonctionnaires ont l'impression d'être des moins que rien, d'être de simples pièces d'un jeu, sans acune importance. Et, avec les fédératins syndicales, je suis d'accord pour dire, que "les agents des fonctions publiques méritent autre chose que la surdité et le mépris". March 11 Je suis outré...Non mais vraiment!!! Je viens de lire le Figaro de vendredi, et j'en suis tombé des nues. J'apprends que selon Simone Veil, "le véritable centre, c'est l'UMP", ce qui montre à quel point la France s'est droitisé, car on doit être le seul pays au monde où d'un jour à l'autre l'extrême-droite devient le centre de l'échiquier politique!!! être au centre de l'échiquier veut surtout dire qu'on séduit de plus en plus de monde avec ces idées nauséabondes, et veut surtout dire qu'on peut être encore plus extrêmiste de droite, mais qu'être au PS est déjà vu comme du stalinisme!!! Là où cette vision prend du poids, c'est quand je vois qu'un livre vient de sortir s'intitulant "De gauche... Et Sarkozystes". Je ne vois pas comment on peut se prétendre de gauche et d'extrême-droite en même temps. Quand Fiu, dans ses analyses, fait se rejoindre l'extrême-gauche et l'extrême-droite, j'ai quelques réticences, mais passer directement de la case PS à la case UMP tout en se disant, au mépris des réalités "je suis de gauche, je suis de gauche, je suis de gauche", cela trahit la grave schizophrénie des gens en question. Je ne cherche pas à les stigmatiser avec une maladie mentale, hein, je cherche juste à faire comprendre que la crise idéologique et intellectuelle qu'on traverse (vu l'anti-intellectualisme primaire que l'on rencontre...) se traduit par des engagements contradictoires. On se dit humanistes, mais on va participer aux rafles d'enfants dans les écoles. on se dit "de gauche", mais on est d'accord avec la politique de ségrégation et de discrimination Française. on se dit "de gauche", mais on défend le racisme quotidien de petits intellectuels de mes couilles.(De nombreux cadres du FN sont scandalisés par le pillage de leur programme par le chef de l'UMP) Alors, quand vous voyez cela, vous comprenez que ce qui cloche, c'est, pour être simple, l'effet de cadrage médiatique. On va encore me reprocher d'être anti-journaliste à mort, ce qui n'est pas totalement faux, vu l'avarie chronique de journalistes intelligents dans notre pays. Cet effet de cadrage fonctionne comme suit: Vous avez une répartition partisane des titres quotidiens et hebdomadaires, chacun suivant une ligne, que l'on peut grossièrement appeler "de gauche" ou "de droite". C'est caricatural et c'est plus complexe, mais quand on demande aux gens: L'Huma est à gauche, le Figaro à droite, Libération à gauche et Le Monde... au centre. Et c'est là qu'il faut voir se jouer la polarisation. A la fois dans l'interprétation des faits que dans leur simple retranscription, la polarisation idéologique du Monde se fait sentir. Les préférences partisanes des grands chroniqueurs sont clairement à droite, et sous couvert d'informations objectives, Le Monde présente des faits qui sont polarisés politiquement. Bien entendu, le pendant de cette polarisation est la tentative, et je trouve que c'est réussi de Libération pour être le miroir du Monde: défendre une vision des choses objective ET de gauche. Une gauche mollassonne, mais une gauche tout de même. Quand au traitement médiatique télévisuel, il est clairement dirigé vers le divertissement et le spectaculaire, le goût de la peur, et les analyses grossières. Donc le journal télévisé qui paraît objectif: on voit des images, donc c'est vrai passe pour une information "centriste", de même que Le Mondce, quand o voit Libé comme un "journal sectaire de gauche" (Sarkozy). Le fait même qu'un journaliste ayant peu de recul sur se spropres pratiques tende à naturaliser son interprétation des choses, c'est-à-dire tende à donner de sa vision politisée et polarisée une vision objective et reflétant la réalité est bien un gros problème actuellement. Le glissement dans le champ journalistique s'est effectué en douceur. Voyez comme par exemple les journalistes défendaient becs et ongles leur surreprésentation de l'insécurité car "elle existe et nous ne faisons que retranscrire cela" quand ils ne savent plus expliquer aujourd'hui pourquoi ils n'en parlent plus alors qu'elle est toujours autant présente! Belle droitisation des esprits, n'est-il pas? Deuxième chose, les collusions, le côté "intellectuel organique" des journalistes tend à peser dans la balance. Car il va être de leur devoir de défendre l'ordre établi, aidés en cela par leurs pressions professionnelles "fonctionnelles" et hiérarchiques. Enfin, la politique s'est empressé, avec Nicolas Sarkozy en particulier, de rapprcher les journalistes de lui. En gros, on se fait un plan com' gratuit en contactant les médias. Si l'on peut dire cela de toutes les personnalités, on doit reconnaître que s'il n'ya pas de différence de nature, il y a clairement une différence de degré avec les relations de Sarkozy et de la presse. Celui-ci a toujours su s'entourer pour toutes ses actions. Avec une politique de droite "dure" ou "décomplexée" (différente de "extrême-droite???), il a pu s'orner des oripeaux du FN pour légitimer leurs propositions. Un effet de champ strictement politique s'est fait: Sarko est à l'UMP, donc parti modéré, donc l'interprétation de ces propos doit se faire sur la base de la modération, même si toutes les réalités affirment le contraire. ainsi, quand il a pu dire la même chose que Le Pen "La france, tu l'aimes ou tu la quittes", il n'a eu aucun problème à la faire accepter quand Le Pen avait été durement stigmatisé pour son racisme quand il l'avait fait, et cela malgré les dérapages racistes fréquents de Sarkozy. On voit donc que cette droitisation a été en partie opérée par N.S. Maintenant, Hortefeux peut effectivement se targuer que le "sarkozysme transcende les clivages gauche-droite", par une incroyable pirouette qui veut que Sarko parle "le langage de la vérité", qui n'est rien d'autre que la préparation mentale des médias sur les français au racisme quotidien. Ainsi, quand Sarko parle de karcher et parle des banlieues comme des lieux de non-droits, il dit la vérité. La naturalisation des propos polarisés à droite de l'échiquier politiquer mènent même des responsables de médias à virer des gens car ils sont "de gauche"! L'exemple le plus sayant est bien entendu celui de Bensayag, viré car il a tenu des positions de gauche (comme on lui avait demandé), pour contrebalancer sur France Culture les 3 autres chroniqueurs qui étaient de droite (dont Slama et Adler). Ces derniers, clairement de droite, n'ont pas été inquiétés pour leurs prises de positions, mais les reponsables ont été scandalisés par le fait qu'un homme de gauche tienne de spropos de gauche. Il a donc été viré car, contrairement à la gauche molle et consensuelle qui court les rues, il osait tenir des propos dérangeants pour la bien-pensance droitisée. L'extrême-droite s'est donc déplacé au centre de l'échiquier politique. Il n'y a bien que les journalistes qui osent s'indigner quand Le Pen le fait ironiquement remarquer. "Le FN est de centre-droit". Bien entendu, vous allez me dire: tu es gauchiste, tu n'es pas objectif, Sarkozy n'est pas plus de droite que quiconque, il n'est certainement pas raciste, et surtout pas xénophobe. Il n'aucune tendance autoritaire et est un ami de la démocratie. En général, ceux qui tiennent ce genre de props sont près des organismes de presse! ;-) Plus sérieusement, ce racisme transparaît dans les quelques alertes envoyées par des "intellectuels": http://sarkostique.over-blog.com/article-4290228.html http://www.re-so.net/spip.php?article3203 http://www.acrimed.org/article1528.html et les articles parus dans Le Monde dont j'ai parlé sur ce blog, il y a longtemps en janvier 2006. March 09 Brèves rigolotes ou pas!Sachez que le directeur de France Info a été viré car il ne faisait pas assez d'audience. Non, vous ne rêvez pas! Même les radios doivent faire de l'audience. En gros, on se fout de la rigueur, de l'objectivité, de la qualité du traitement de l'information, il faut des gens pour écouter. Alors à la télé, c'est simple, pour faire un 20h sympa, faut montrer des catastrophes naturelles, un suicide ou un attentat, les 500 employés virés, etc. Mais surtout, surtout, il faut du di-ver-tisse-ment!!! J'imagine mal un journaliste de france Info faire la queue à Disneyland pour maximiser le potentiel d'auditeurs! Sarkozy, en plus d'avoir appliqué la quasi-totalité du programme du FN depuis 2002, s'est décidé à créer le ministère de l'immigration et de l'identité nationale. ça nous rappelle Maurras, et bien entendu, des moustachus célèbres, comme Pétain, par exemple. Voyez, lui, ça l'emmerde même que les familles se retrouvent sur notre sol. Alors que c'est un symbole humain et affectif immense. Imaginez une famille déchirée par la guerre, éparpillée aux 4 coins du monde, et c'est en france qu'ils se retrouvent. ça donnerait pas envie d'aimer ce pays? Enfin, on sait que Sarko est pote avec les grands patrons de presse. Lagardère, Dassault et j'en passe. Et bien voyez-vous qu'au nom de la liberté de la presse, et au nom de la liberté de pensée, celui-ci s'est senti obligé de se plaindre à Rotschild que son journal devenait vraiment n'importe quoi. un journal "sectaire de gauche", exactement. Déjà, il faudrait prouver que Libération est plus à gauche que Le Monde est à droite, entreprise bien périlleuse, et ensuite, il faudrait prouver son sectarisme. S'est-il plaint aux Lagardère et Dassault quand ceux-ci se focalisaient sur S. Royal? Bref, la censure approche, avec l'autoritarisme. Bien évidemment, les français attendent cela avec impatience. Ils sont encore cette semaine 53%. March 08 Veil et Badinter aux orduresça y est! Nos deux esprits socialistes les plus célèbres et les plus, comment dire, "respectés", se retrouvent avec Nicolas Sarkozy. Il est vrai qu'en 25 ans, les positions idéologiques qu'ils tenaient ont radicalement changer. Ils ne savent plus écrire "droits de l'homme" sans faire de fautes d'orthographe, ils ne savent plus défendre leurs idées avec conviction. Et bien oui, quand l'esprit ramollit et la force, la pertinence des propos s'amoindrit, on va, comme toutes les choses obsolètes, à l'UMP. L'UMP, ce parti passéiste proche de la IIIe république, austère, rigide, moraliste et anti-pragmatique recueille, rassure les gens pauvres d'esprit qui n'ont plus toute leur dignité. Quand on a perdu le sens de l'actualité, de l'histoire, de la société, de l'humanisme, on se sentirait presque isolé. Eh bien, je m'insurge et je dis non!!! Pour tous ces humano-déficients, il y a l'UMP. Pour tous ceux quiveulent faire régresser la France il y a l'UMP. La solitude n'est pas une fatalité! Alors, si vous aussi, vous avez sauté le XXe siècle et ses horreurs, mais aussi ses progrès, viendez à l'UMP, le seul parti qui propose l'ordre et la discipline comme horizons sociaux, et précarisation, criminalisation, stigmatisation des citoyens. L'UMP rassemble maintenant tous les malades de l'Alzheimer politique: Ceux qui oublient bien vite que, dans le temps, au-dessus de notre consitution, il y avait marqué: "Liberté - Egalité - Fraternité" March 06 Une encyclopédie pour cons.Eh oui, les cons ne savent plus comment se faire remarquer, surtout les néo-cons. Les néo-cons, ce sont les militants de Dieu et de la morale chrétienne. Ce sont des américano-centrés néolibéraux très durs, conservateurs sociaux très durs, qui n'ont rien d'autre à faire que de lutter pour la reconnaissance de leurs idées en créant un conservapedia. Ainsi, on peut observer que les luttes politiques idéologiques se jouent dès l'enfance, et dans les livres prétendûment objectifs. Cette lutte politique vise à imposer une certaine vision du monde aux lecteurs peu critiques. Car Wikipedia est de gauche, anticapitaliste, ce sont des progressistes qui défendent l'vortment comme si c'était une industrie, etc. Mais ne soyons pas mauvaises langues: Regardons de plus près: L'histoire américaine est glorifiée, comme l'autorisation de porter une arme pour assurer sa sécurité. Le réchauffement climatique est nié, en tout cas, est nié le fait que ce soient les hommes qui en sont responsables. Mais surtout, on ne peut pas accepter les observations et arguments des défenseurs de l'écologie car ils sont pour la plupart athées et progressistes! On apprend notamment que l'avortement augmente énormément les risques de cancer du sein et qu'il est anormal que les défenseurs de la vie ne puissent pas avoir de soutien politique (Ah ah), et que Dieu est un peut toute chose, que l'univers n'a pas commencé ave le big bang mais la création, et que le kangourou n'existe que parce que Noé avait pensé à en prendre un couple avant le déluge...et que c'est Dieu qui lui a donné l'habilité de sauter avec tant de prestance. Mais c'est le cours d'Histoire du Monde qui est le plus surprenant! Le Monde, en quelques sorte, est centré sur les USA et sur le christianisme. Le reste est ignoré ou placé dans la case "ennemis". Voilà, si vous vous sentez l'âme d'un con, allez lire les articles de Conservapedia! March 05 drogue ou pas?"Le vin n'est pas une drogue. Assimiler le vin au tabac ou à la drogue, c'est une erreur." Voilà une petite phrase de mon épouvantail préféré que j'avais oublié. Seulement 40.000 morts, soit 20.000 morts de moins par an que le tabac. Une bagatelle. Non c'est vrai le cannabis n'a jamais fait de morts mais c'est une drogue, ne provoque pas de dépendance et a une longue liste de vertus thérapeutiques, mais c'est une drogue. Un produit qui tue 40.000 personnes par an n'en est pas une. L'alcool produit une très forte dépendance psychique et physique. L'alcool provoque de nombreuses maladies, autant que le tabac, mais attaque le corps d'une manière encore plus violente. Mais quelle mouche a donc piqué ce ministre et candidat? Pourquoi affirmer aussi vivement que l'alcool, surtout le vin, est un produit "légitime"? Il y aurait bien deux raisons. La première, c'est une déclaration de Sarkozy il y a quelques années: "Il n'y a pas de drogues douces: ou c'est doux et ce n'est pas une drogue, ou c'est une drogue et ce n'est pas doux" Mais dans ce cas, si l'alcool tue 40.000 personnes par an, est-il doux? Ensuivant son raisonnement, on devrait rendre illégal la consommation de tabac et d'alcool et légaliser la consommation de cannabis sous forme d'aérosol! La douceur du vin, c'est la couceur de la consommation sur le moment, mais les dégâts à long terme sont considérables! Il n'y a donc pas beaucoup d'explications à son raisonnement. Sauf bien entendu, à considérer, hors discurs, l'existence d'une réalité matérielle, politique, sociale et économique importante. L'Etat récolte moult moult moult pièces sonnantes et trébuchantes pour ses drogues licites. Forcément, c'est plus difficile à interdire après! Mais je crois que ce qui est déterminant, qui change résolument par rapport aux autres produits, ici tabac et cannabis, c'est qu'il ya en France, un lobby viticole extrêmement puissant! Ajoutons à cela une "culture viticole", un terroir à conserver! Quand il s'agit du "salut de la nation" par des pressions politiques, on devient tout de suite plus tolérant! Encore une règle qui, malheureusement, traite différemment le sbuveurs de vin des autres buveurs, et traite différemment les buveurs d'alcool des autres consommateurs de psychotropes. Cette éternelle danse politique autour des produits psychotropes traduit à merveille l'exigence de sécurité sanitaire et de surveillance des populations d'un côté, qui s'extrêmise jour après jour, et l'exigence d'une "bonne vie", qui passe par les plaisirs de la table et quelques autres mignardises, consommées modérément bien entendu! Etant données les évolutions à long terme, il y a fort à parier que les psychotropes vont rapidement devenir, hors prescription médicale, illégaux et pourchassés comme le diable. l'exigence hyper-sanitaire, hyper-hygiéniste tendra à vaincre... Responsabilisons!Il ne vous aura pas échappé que le climat se dérègle. comme le dit souvent Mme Mortemont: "y'a plus de saisons". C'est vrai qu'entre les cyclones en réunion, les déficits pluviaux en france métropolitaine, les catastrophes climatiques naturelles qui avancent dangereusement, y'a de quoi se poser la question. Les morts s'entassent un peu partout, avec Katrina, la canicule, bref, les coûts humains et sociaux sont énormes. Cette question des coûts, c'est celle qui traverse transversalement toutes les démocraties du système capitaliste. On pense sonnant et trébuchant toujours, chaque politique publique se résumant à un chiffre suivi de 6 zéros minimum. Or notre économie, nos modes de vie, de consommation, sont profondément ancrés sur l'exploitation des ressources de la planète, sans aucune pensée pour le caractère limité de ces ressources. D'un autre côté, le système écologique global, fonctionne sur des équilibres chimiques et physiques bien complexes. Notre économie repose sur la myopie ou l'aveuglement consistant à nier l'effet humain sur le réchauffement climatique et tous ses effets collatéraux ou secondaires. Le GIEC a enfin reconnu que la majeure partie de l'effet de serre était imputable à l'homme. Notre économie et nos modes de vie sont donc responsables de ces folies démiurgiques naturelles, et nous avons besoin que notre économie prenne en compte ses travers et les coûts induits par ceux-ci afin de se montrer responsable. Mais notre économie fonctionne sans aucune référence à la planète sur laquelle elle se développe. Elle n'a cure des effets sociaux incommensurables qui coûtent énormément à la collectivité. J'en veux pour preuve les déclarations de Sarkozy, visant à dédouaner les entreprises de leur responsabilité en la matière, engageant à poursuivre la croissance et garder les oeillères sur les malheurs de notre monde. L'écologie, symbole d'un monde qui régresse pour Nicolas Sarkozy, comme l'atteste cette petite phrase: "On ne sauvera pas l'humanité en faisant de l'écologie une idéologie totalitaire, qui se donnerait pour objectif de libérer l'homme de la civilisation pour le renvoyer à l'état sauvage". L'homme retournerait donc à l'état sauvage, vivrait de baies et de pêche, dormirait à la belle étoile. Cet extrêmisme est inutile. La technologie, les techniques, nos ssystèmes politiques, sociaux ne sont pas intrinsèquement polluants. Mais nos conduites de tous les jours attaquent notre planète et avec elle, nos souhaits pour le futur. Un monde qui se détraque, voilà qui bloque tous les projets et renvoit toutes les promesses à des poèmes malhabiles. La Bolivie, aujourd'hui, après avoir traversé toutes ces intempéries et cette colère des dieux, vient de faire un pas en avant. Le détraquage global de la planète touche aussi ceux qui tentent de la respecter. La Bolivie et son président vont donc intenter des procès à l'encontre des pays les plus pollueurs pour les responsabiliser et exiger réparation. Espérons que la justice internationale trouvera ces accusations valables et changera la donne! http://www.liberation.fr/actualite/terre/238718.FR.php March 04 Travail Capital MoraleIl y a aujourd'hui en France plus de 4 millions de chômeurs et 7 millions de travailleurs pauvres, 1 million de rmistes. La précarité est tellement forte et les lois du marché tellement présentes que les rapports de force entre les entreprises et les salariés se sont accrus considérablement: la loi de l'offre et de la demande de travail fait qu'un salarié ne représente pas grand chose, est facilement interchangeable, ce qui rend les négociations salariales ou autres négociations ayant trait au conditions de travail ardues voire impossibles. Avec cela, la droite veut que l'on travaille plus, et que l'on gagne, par conséquent plus. Je ne vois pas où est l'avantage: ça ne créera pas d'emplois, ça n'enrichira pas la société française, car il faudra subvenir aux besoins des citoyens précaires, sauf, si bien entendu, Nicolas Sarkozy casse l'Etat social. En criminalisant le chômage, et en valorisant le travail à outrance, Sarkozy individualise et fatalise les situations précaires: celui qui ne travaille pas l'a choisi. Or, si l'on continue à ce train là, le temps de travail augmentant, le chômage augmentant, le stress augmentant, la vie sera de plus en plus compliquée. Avec la robotique et les technologies en général, certains travaux nous sont épargnés. Mais il y a aussi de nouveaux secteurs mis en avant, très dynamiques. Depuis 74, notre PIB a doublé alors que le total des heures travaillées a baissé Accompagnant le baby boom, le nombre d'actifs disponibles a largement augmenté. (+5 millions d'actifs, càd 27 millions). Comme le dit Pierre Larrouturou, "Le travail nécessaire à l’économie baisse de 10% mais le nombre de personnes disponibles augmente de 18%. Un écart de 28% s’est creusé entre l’offre et la demande de travail. Si, dans le même temps, la durée individuelle du travail avait baissé de 28%, le chômage serait resté à son faible niveau de 1974." Le temps moyen qu'un françis travaille est de 38,8h par semaine. Cela représente sans doûte peu pour nos amis de droite. Il faut savoir qu'aux Etats-Unis, le temps moyen de travail par semaine est de 33,7h. Nous travaillons en moyenne 5 heures de plus par semaine que nos amis étasuniens (29,9 heures aux Pays-Bas…). Or, nous pouvons établir des passerelles entre nos deux pays. Sarko a très envie d'arriver à un modèle où l'Etat et ses services publics disparaîtraient peu à peu. Nous avons déjà 4 millions de chômeurs, 4 millions de travailleurs à temps partiel pour 19 millions d'actifs qui travaillent à fond. Aux Etats-Unis, où l'Etat social a disparu, et a été remplacé par l'Etat du travail (du Welfare au workfare), les couches de la population défavorisées alignent deux emplois à plein temps pour arriver à vivre, ou plutôt survivre, si la décence est un critère d'une vie normale. Il y a donc aux Etats-Unis, là où la valeur travail est très forte, 3 catégories de personne: les pauvres, travaillant plus de 60h par semaine, les classes moyennes, ayant un emploi normal, mais connaissant d'énormes disparités de revenus, tantôt précaires, tantôt stables, et les classes supérieures ne travaillant pas et s'assurant tous leurs revenus du capital. Notez que c'est vers cela que l'on se dirige. avec des services sociaux toujours moins efficients. Avec des exhortations toujours plus violentes pour travailler, des remarques de plus en plus blessantes envers les "fainéants", la non-remise en cause de la répartition du travail, des revenus, et du capital, nous nous dirigeons tout droit vers un modèle américanisé, avec 3 vitesses. Si Sarkozy souhaitait réellement revaloriser le travail, il en offirait à tout le monde en abaissant le nombre d'heures de travail par semaine à 32h. Il donnerait 10 points de plus au travail et en enlèverait autant au capital (pour ne pas dévaloriser le travail, pour revenir à une répartition 70% pour le travail, 30% pour le capital, ce qui 1. limiterait les revenus indécents pour les "grands" de ce monde, et 2. ce qui assurerait une plus-value disponible pour la société de 165 milliards d'euros, qui pourraient être directement utilisés pour assurer à tous les français un niveau de vie décent et amorcer toutes les réformes nécessaires à notre pays. Il ne s'agit donc plus de défendre la morale du travail, qui est, contre tout pragmatisme, loin des réalités du monde. Il s'agit de défendre un droit au travail pour tous, qui n'est pas soumis aux aléas des demandes actionnariales (qui, devenant de plus en plus fortes, bloquent la progression des entreprises et les maintiennent en otage, cf l'article de Lordon) défendant leurs rentes tout en tenant un langage hypocrite du "retour au travail", mais seulement pour les autres. A lire d'urgence: l'article de Pierre Larrouturou et celui de Michel Husson. deux articles intéressants: http://travail-chomage.site.voila.fr/emploi/duree_travail.htm http://travail-chomage.site.voila.fr/produc/gain_productiv.htm |
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